Sunday, 10 June 2012


 Affirmant avoir "fait pression" sur ses partenaires de l'Eurogroupe pour obtenirl'aide destinée à son secteur bancaire en difficulté, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a souligné dimanche 10 juin lors d'une conférence de presse avoir évité une intervention extérieure sur son pays.
"Si nous n'avions pas fait ce que nous avons fait ces cinq derniers mois, ce qui se serait passé hier (samedi) aurait été une intervention pour l'Espagne", a assuré M. Rajoy lors d'une conférence de presse, saluant "une victoire pour la crédibilité de l'euro" dans la décision de l'Eurogroupe de lui accorder un prêt, d'un montant maximum de 100 milliards d'euros pour sauver le secteur bancaire.
"L'expérience de crises antérieures et de ce que nous avons appris depuis 2008 montre que c'est mieux d'en faire trop que pas assez", expliquait dimanche 10 juin le vice-président de la Commission européenne Joaquin Almunia, dans un entretien au journal El Pais.
Le Fonds monétaire international (FMI) avait évalué vendredi à au moins 40 milliards d'euros les besoins de recapitalisation des banques espagnoles, mais prévenu qu'il faudrait sans doute une somme une fois et demie à deux fois supérieure (donc 60 à 80 milliards) pour rassurer les marchés.

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